La notion de développement ; Vers une Application Durable

Le concept de développement est embêtant. Que veut-il dire ? promouvoir la culture d’un peuple ? favoriser l’éducation ? dans ce contexte d’où vient l’idée de développement durable ?.
Le concept de développement durable apparaît être un concept politique ambigu pour plusieurs raisons (Theys, 2001) :
– définir le développement durable comme le fait le rapport Brundtland, c’est proposer une ambition à la fois naïve et utopique parce qu’elle suppose de résoudre des contradictions insolubles . C’est donc prendre le risque de gommer ces contradictions.


– passer de la prise en compte de l’environnement au développement durable, c’est échanger un objectif que l’on croit circonscrire contre un concept plus vague et difficile à définir.
– affirmer la possibilité d’un développement durable, c’est simultanément infirmer des craintes et des limites à la croissance. C’est d’une certaine façon réaffirmer la primauté du développement sur l’environnement qu’il sera ensuite
tentant de transformer en priorité pour la croissance.

La question qui se pose qu’est-ce le développement ? Cette question est très vaste, on va donc se limiter à la présentation de trois points : le développement économique et social.

1. Le développement économique et social :

Le développement qui peut être défini comme la satisfaction des besoins fondamentaux de l’homme est un processus cumulatif de long terme ayant une finalité,c’est un processus de long terme, Le développement est donc le processus par lequel un pays est capable de connaître une croissance durable, autonome et convenablement répartie entre groupes sociaux et entre individus.
Dans ce contexte le développement a une dimension économique (la croissance), mais elle est loin d’être suffisante.
Le développement a aussi une dimension sociale
Le développement a aussi une dimension éthique. C’est Sen prix Nobel économie en 1999 qui a introduit la dimension éthique dans la notion de développement. Chaque homme a droit à la dignité. C’est le principe de la dignité de la personne humaine : selon lequel un être humain doit être traité comme une fin en soi. Ce principe est fondamental dans le cadre de la coopération, car il impose le respect de l’autre, de ces différences, de ces valeurs. Malheureusement, il est souvent absent.

Notons ici que les différents pays du monde se trouvent à un degré différent de développement. Il y a donc une diversité de situation, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement. Ainsi, la limite entre les pays développés et les pays en développement est extrêmement floue. De plus, la situation des pays évolue au cours du temps. Ainsi des pays qui étaient classés, il y a encore 30 ans dans les pays en développement font partie, aujourd’hui, des pays développés. C’est le cas de l’Espagne, du Portugal et de la Grèce et le cas le plus spectaculaire le Japon. Le cas inverse, heureusement plus rare, s’est produit pour l’Argentine qui était considérée comme un pays développé dans les années 1950 et qui est aujourd’hui classé dans les pays en développement. La hiérarchie des pays en fonction de leur développement économique et social n’est pas immuable et se modifie constamment.
Mais, les pays dit développés servent de référents. Pour se développer, il faut imiter ceux qui ont débuté leur processus de développement économique il y a plus d’un siècle en s’industrialisant. Cette idée est largement répandue faisant du développement des activités économiques notamment industrielles la voie unique de développement. C’est une approche linéaire du développement : les sociétés doivent franchir plusieurs étapes, de la société traditionnelle à la société de consommation, passage obligé pour atteindre un état de maturité. Cette analyse en terme de transition, de la tradition vers la modernité, revient à constater que tous les systèmes économiques évoluent dans un processus de développement comparable et, de ce fait, nie la multiplicité et la richesse des organisations socio-économiques des pays du Sud. Cette négation de la diversité des sociétés puise essentiellement sa légitimité dans le principe dominant d’un modèle de développement universel.
Même si cette analyse a été fortement critiquée, elle reste dominante. Elle délégitime de fait toute autre voie alternative de développement dont celle du développement durable.

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